« BEAUDET Un nom qui nous unit »

ANCÊTRES

Jean Baudet

Jean Baudet quitte le Poitou.

       Vers le milieu du XVIIè siècle, demeurait dans la commune poitevine Blanzay, une famille Beaudet. Sébastien , tel était le nom du maître de la maison, le nom de sa compagne était Marie Baudonnier. Parmi les enfants de ce couple, l'histoire canadienne nous fait connaître un fils nommé Jean né en 1650.

       Jean grandit à Blanzay une petite commune de la Vienne, au sud de Poitiers. Très jeune il entend parler de ce pays lointain appelé la Nouvelle-France, un pays jeune et plein de promesses où la vie, certes, était périlleuse, mais qu'il s'agissait de coloniser peu à peu, et où toute âme apostolique de bonne volonté devait trouver vaste et libre champs à son action. Il en parlait avec ses amis comme d'un lieu fantastique. Puis, des Poitevins connus s'étaient déjà enrôlés pour cette terre d'aventure.

       On peut encore se demander pourquoi un jeune homme de 14 ans quitte sa famille, ses amis, son pays pour aller au loin vers un monde inconnu : Goût de l'aventure, pauvreté du pays, désir de retrouver des compagnons déjà partis pour la Nouvelle-France. Peu importe les raisons, on peut dire que notre ancêtre ne manquait ni de courage, ni d'audace.

       L'on devine les hésitations et les pincements de coeur quand arriva le jour du départ. Ce sont alors les dernières recommandations de Marie Baudonnier à son fils : la suprême bénédiction du père sur celui qui s'en va au loin perpétuer, avec son nom, la foi catholique; un dernier regard à la petite église paroissiale, et le futur colon fait voile vers l'Amérique, nous sommes en février 1664.

       Cette même année trois navires quittent La Rochelle pour le Canada. R. Larin nous donne quelques détails intéressants à ce sujet : " Selon le roi, Il ne fallait comme passagers ni femmes, ni enfants, mais des hommes que le roi proposait de faire lever en Normandie où l'on pourrait embarquer des Normands, Picards, Percherons et des gens de la région de Paris qui sont laborieux et industrieux. Le mémoire insistait pour qu'on ne les recrute pas à La Rochelle où les gens n'ont pas de religion. Le roi financerait l'opération et les marchands qui s'en chargeraient en rendraient compte au gouverneur de la Nouvelle-France . Le départ devrait se faire le 12 avril 1664 afin que les engagés soient à Québec pour les travaux d'été. Le mémoire ajoute cette consigne : l'un des navires transporteurs pourrait partir de Dieppe et l'autre de La Rochelle afin de créer de l'émulation entre les armateurs.

       Mais une telle traversée ne se fait pas sans une sérieuse préparation, voici celle qui concerne le Navire Noir d'Amsterdam qui amena notre ancêtre Jean Beaudet au Québec.

       À La Rochelle , le 14 février 1664, Gédéon Théroulde, marchand de cette ville ainsi que le capitaine Pierre Filly, de Dieppe, agissant au nom de Jacques Bulteau et compagnie, marchands de Rouen, armèrent le navire  " Noir d'Amsterdam au Noir-de-Hollande " pour le voyage de La Rochelle et Brouage jusqu'à Québec. Ce navire de 100 tonneaux, conduit par Filly, embarqua à La Rochelle 50 hommes et une femme. Il quitte Larochelle et arrive à Québec le 25 mai 1664 Le Capitaine et Charles Aubert de la Chesnaye en était propriétaires. " N.B. Un certain Paul Beaudet s'est rendu aux Archives Départementales de Charente-Maritime en septembre 2001, Dans les minutes, la bibliothécaire a trouvé Jean Baudet dans sa base de données. Il est écrit : "  Jean Baudet a quitté la Rochellle le 18 février 1664 à bord du Navire Noir de Hollande, Pierre Fillye était le capitaine "

       Ne l'oublions pas, le Navire " Noir d'Amsterdam "   ou " Noir-de -Hollande " est très important pour nous car c'est le navire sur lequel notre Ancêtre a voyagé.

       Une découverte enrichissante pour les familles Beaudet (te) . Nous pouvons suivre encore davantage les traces de l'Ancêtre Jean Baudet

Les émigrants de 1664

       Voici un article paru dans la revue de la S.G.C.F. il en dit long sur les émigrants de l664.

       Tout dernièrement, nous trouvions dans un article très fouillé de M Delafosse, archiviste de la Charente-maritime, accolée au nom du navire Le Noir d'Amsterdam, venu de La Rochelle en 1664 : " Liste de passagers " C'est cette liste qui fera le sujet du présent article. Trois-cents colons étaient encore attendus en 1664. Dans l'attente d'un meilleur service le ministre Colbert au lieu de s'adresser à des officiers royaux, confia le recrutement à une société de marchands rouennais comprenant les sieurs Guenet, Duhamel, L Breton, Bulteau et Michel, 45000 livres étaient affectées, tant aux frais des émigrants qu'aux besoins de la Colonie. A chaque homme de travail était alloué 95 livres : 60 livres pour son passage, 30 livres d'avance pour se procurer des hardes et autres nécessités, et 100 sols (5 livres) pour sa nourriture en attendant l'embarquement. Nourriture est une manière de dire , car l'on sait que par certain procès , que les émigrés faisaient ripaille à la " Tête Noire " avant de prendre le large. Le voyage gratuit était un cadeau du roi; quant aux 35 livres d'avance. elles devaient être remboursées aux autorités de la Colonie par les employeurs, qui eux-mêmes, se rattrapaient sur leurs engagés.

       Deux navires furent nolisés en Normandie par la compagnie de Rouen pour le transport des trois cents émigrants : le St-Jean-Baptiste et le Noir.

       Le Saint-Jean-Baptiste de 300 tonneaux et 24 pièces de canon. Avait pour capitaine Pierre Le Moine. Vu sa capacité, ce navire aurait pu transporter au moins 150 colons. En fait comme nous le verrons plus loin il n'en convoya guère plus d'une centaine. Au reste leur signalement ne nous étant pas connu, nous passons. Le Saint-Jean-Baptiste fut le dernier à atteindre Québec. Le Journal des Jésuites signale ce navire, mais reste tout à fait muet sur sa cargaison; " Le 30 juin 1664 retourna le Père Nouvelle de sa mission et le même jour arriva le dernier vaisseau de Normandie " Même sobriété pour le départ : " Le 23 septembre partit le dernier vaisseau du capitaine Le Moine ou était le sieur Bourdon son fils.

       Un autre navire, chargé de colons pour le Canada fut le NOIR d 'Amsterdam en Hollande. Il jaugeait 100 tonneaux et avait pour capitaine Pierre Fillye. Après avoir déposé passagers et cargaison à Québec, le navire devait être utilisé pour la pêche avant de rallier sa base :Dieppe. Le Journal des Jésuites parle encore de ce navire, le premier arrivé, mais uniquement en relation de la Compagnie de jésus… "Le mesme jour(25 may 1664) retourna le P. BabrielDruillettes de son voyage et un vaisseau de Normandie conduit par le sieur Fillye arriva le mesme jour ,ou éstoit le P. Louys Nicolas Madem Manse etc. Le 22juin repartit le premier vaisseau qui emporta nos premières lettres. Le 27 juillet partit le sieur Fillye avec la barque pour aller retrouver son vaisseau parti d'icy le 22 du mois passé.

       Heureusement que nous possédons d'autres sources d'information. Le 18 juin 1664, un certificat était demandé au conseil Souverain par le capitaine Pierre Fillye. Celui-ci représentait que les sieurs Duhamel, Guenet et Cie, marchands de Rouen, avaient reçu 45,000 livres du roi pour faire venir 300 hommes de travail au Canada...que, en conséquence, il avait lui-même " apporté dans son navire cinquante hommes et une fille, dix barriques d'eau de vie , quatre cents haches et six brebis, requérant qu'il lui soit délivré certificat de la livraison qu'il en a faite ". Le Conseil obtempéra à cette demande " veu le rôle des dits passagers, la distribution faite d'iceux par ordonnance du dit Conseil du 26 mai dernier et un certificat du Sr de la Ferté portant que le dit sieur Fillye lui a bien délivré l'eau de vie et les haches mentionnées "

       Nous ne nous demanderons pas comment les 6 barriques d'eau-de-vie et les 400 haches vont servir les intérêts des habitants, ce qui nous intéresse pour l'instant ce sont ces 50 hommes et une femme , dont les noms figurent sur le rôle des passagers que le capitaine vient de remettre au Conseil pour vérification. Ce rôle a disparu de nos Archives, mais fort heureusement pour nous une copie en existait que le capitaine Fillye avait eu la précaution de déposer à l'Amirauté de La Rochelle. C'est là qu'il se trouve encore, sous la cote B 5665, no 110.

       C'est une liste de 51 noms, pas un seul n'y manque. Elle est d'autant plus précieuse que nous en connaissons pas de séries d'engagements pour 1664. Des 51 passagers du Noir 42 ont pu être identifiés et 22 ont laissé descendance parmi nous. La jeune fille, Jeanne Besnard, avait fait la traversée avec Jeanne Mance. Nul doute qu'elle suivit à Montréal cette Demoiselle, car elle y épouse, le 20 avril 1665, le serrurier Pierre Gadois, le malheureux envoûté de 1657.

Liste des passagers du navire Noir de Hollande.

       Jean Gris (ou Grier), de Nerpon, pays Nantois. Antoine Pajau, de Rufec en Poittou ---Joachim Brunet, de La Rochelle---Mathelin Cardin, de Ste Soudine en Poittou---Pierre Blet, de Che Boutonne---Jacques Duboys, de Nieul en Poittou---Marc Butain, de Paris---Simon Gilleret, de Bloys.---Mathurin Moreau, de Chandenier en Poittou---Jacques Gerny, de L'Aiguillon---Pierre Audigé---François Marchand---Pierre Houdan dit La Taille, de Lisieux---François Hilleret, de Marans---René Peltier, de Marans---Simon Derne , de La Rochelle---Nicolas Boue, du Poiré de Vélire---Antoine Giloche, du Gué de Vélire---Jean Fretté, du Gué de Vélire-=--Pierre Gailleau, du Gué de Vélire---Pierre Fournier, d'Algre en Poittou---Antoine Tapin, du Poiré en Vélire---André Goutron , de La Rochelle---Matelin Corniveau, de Fontenay---JEAN BAUDET, de Blanzay en Poittou---Jean Bertran, de Aubenas---Jean Plaignol, de Aubenas---François Boa, de Villefaignan---Jean Roy, de Lagny---Jean Robert, de Laguy---Pierre Groulet,---Toussaint Baudry, de Lagny— Jeanne Benon(ou Benart), de Paris---Jean Baillie, de l'Isle de Ré---Jacques Beaudouin,---Nicolas Geoffroy, de L'Isle de Ré---Pierre Parot, de l'Isle de Ré---René Brisson, de La Rochelle---François Bastard, de Jaume en Poittou---Jacques Maignard, de La Rochelle---Jean Bouesmé, de Poittiers---René Jouchon, de Poittiers---Jean Fourment, de Monemdy en Picardie---Louis Delahaye, de Loudun---Antoine Auton, d'Angoumois---Jean Pollicain, de Loumarie en Bretagne---Pierre Riveau, de Ruelle en Augoumois---Nicolas Fournier, de Marans---Mathias Campagnat, de La Rochelle---Pierre Campagnat, de La Rochelle---Charles Combault, de St-Jean-d'Angély.

       Autour de cette liste d'émigrants de 1664, on nous permettra quelques considérations. " Avant Talon, de 1659 à 1664, écrit Salone, il n'y a point trace de contrôle à l'arrivée, et, comme conséquence, les informations précises font défaut. Nous avons seulement la preuve que le roi a tenu sa promesse d'envoyer chaque année trois cents personnes et que même il a parfois dépassé de chiffre comme en 1659 ". Pareille assertion peut-elle se soutenir pour 1664, l'année qui nous occupe? Nous sommes sûrs d'avoir reçu 51 colons par le NOIR. 250 étaient encore attendus, Combien de ce nombre débarquèrent en Nouvelle-France? Il est difficile, avec les données que nous possédons, d'arriver à une conclusion ferme. La Compagnie de Rouen avait reçu 45,000 livres pour transporter 300 colons à 95 livres l'unité. La balance devait être employée à acheter de la marchandises et des denrées pour les besoins de la Colonie.

 


Jean Baudet arrive à Québec.

       Le 25 mai 1664, les passagers du Noir d'Amsterdam arrivent à Québec .On se partage les nouveaux colons . Parmi les 51 passagers, 42 ont pu être identifiés et 22 ont laissé leur descendance parmi nous. Il est à noter qu'en plus des hommes, une jeune fille Jeanne Besnard avait fait la traversée accompagnée de Jeanne Mance qui habitait le pays depuis 1641. Cette infirmière d'un dévouement sans borne avait, grâce à la générosité de Mme de Buillion, fondé l'Hôtel-Dieu de Montréal.

On se partage les nouveaux colons.

       Il a été statué par le Conseil que la distribution des nouveaux venus se ferait de la façon suivante : des cinquante hommes arrivés sur le vaisseau le Noir les deux tiers seront répartis à Québec et aux environs et l'autre tiers aux Trois-Rivières, au Cap-de-la-Madeleine et à Montréal, soit un sixième pour Trois-Rivières et le Cap et l'autre sixième pour Montréal. Concernant les passagers du navire Le Noir, sur les 41 identifiés, 33 se retrouveront dans la région de Québec, 6 dans la région de Montréal et deux seulement dans celle des Trois-Rivières. Ces colons donnèrent une excellente impression.

Les trente-six mois de formation.

       Jean Baudet, comme ses compagnons, s'engageait pour trois ans. Après ces années le colon décidait de rester au pays ou de retourner en France, d'où l'appellation : les trente-six mois en parlant de ces Colons. Pendant ces années, ils travaillaient chez un colon déjà établi. Le conseil Souverain écrivant à Colbert expliquait le pourquoi de cette façon d'agir : "Peut-être Monseigneur, que cela vous paraîtra étrange de voir que, aux hommes de travail qui viennent de France, nous faisions comme une manière d'apprentissage, en les distribuant aux habitants pour les servir et leur aider dans leurs travaux, moyennant salaire raisonnable, 20, 25, 30 écus par an et plus. Cependant il n'y a rien qui soit plus nécessaire premièrement : parce que ceux que l'on nous envoie ne sont pas nécessairement enclins au travail de la terre, deuxièmement : les travaux de ce pays sont très différents de ceux de France et l'expérience nous a fait voir qu'un homme, ayant hiverné trois ans dans le pays, se louant pour servir, reçoit le double de gage qu'un nouvel arrivant. " Il faut croire que le procédé avait du bon puisqu'il transforma les artisans et les journaliers arrivés en 1664 en excellents agriculteurs.

Titre de noblesse.

       Notre Ancêtre arrive au pays en 1664, c'est-à-dire quelque cinquante ans seulement après la fondation de la colonie par Champlain. Lord Elgin a appliqué à notre histoire qui va de 1608 à 1666 l'expression de temps héroïque du Canada. On peut sûrement dire qu'un canadien-français qui peut faire remonter sa famille à au moins 1666 a le droit de dire : mon Ancêtre fut un fondateur de la Nouvelle-France et c'est le cas pour Jean Baudet. Quelle fierté pour nous tous. Pour un Français, le plus beau titre de noblesse c'est de compter un croisé parmi ses ancêtres…pour nous Canadien, celui qui compte un ancêtre fondateur de la Nouvelle-France a aussi son titre de noblesse, grâce à notre Ancêtre, nos familles peuvent se glorifier de ce titre.

Jean Baudet serait né en 1650.

       Au recensement de 1666, Benjamin Sulte, en parlant de la famille de Nicolas Gaudry ou Jean Baudet travaillait, écrit : "Nicolas Gaudry 45 ans, habitant, Agnès Morin 24, sa femme, Hélène 9, Jacques 7, Christine 5, Marie Françoise 3, Nicolas 16 mois Jean Baudet 18 ans, domestique engagé", Il serait né en 1648. Mais ne serait-il pas simplement vieilli de deux ans pour avoir l'âge d'être engagé ? En effet tout nous porte à croire qu'il est né en 1650 et en voici la raison. A son mariage en 1670 il a vingt et au recensement de 1681 on le dit âgé de 31 ans, ce sont, je pense des preuves suffisantes pour croire qu'il est bien né en 1650.

Premières années de notre Ancêtre en Nouvelle-France.

       Dans les premiers temps de la colonie, le colon qui arrivait au pays, surtout s'il était célibataire, s'établissait généralement dans une famille déjà installée et en aidant aux travaux de la ferme, gagnait ses dépenses et se familiarisait avec le pays et ses habitudes en attendant qu'il prit une ferme pour lui-même. C'est ainsi que notre Ancêtre s'établit chez Nicolas Gaudry avec un compagnon originaire comme lui du Poitou, Jean Malherbeau. Nicolas habitait la Côte St-Francois et St-Jean, banlieue de Québec. Il possédait une ferme. En 1667, il déclare avoir 4 bêtes à cornes et 8 arpents de terre en culture. Par cet extrait des Mémoires de la Société Généalogique canadienne-francaise, nous verrons où exactement vécut notre ancêtre en arrivant au pays. " À l'automne de 1663 Jean Hamel se mit en quête d'une propriété. Le voici qui chemine sur la route de St-Michel, ces terres en pentes ne l'attirent pas. Il passe devant les habitations de Joachim Girard et de Jacques Gaudry et arrive à l'endroit même où se trouve aujourd'hui l'entrée du cimetière Belmont. Là commençait la terre de Nicolas Gaudry dit Bourbonnière. C'est donc là que notre Ancêtre a travaillé lorsqu'il arriva en Nouvelle-France.

       L'abbé H. A. Scott, dans son histoire de Notre-Dame de Sainte-Foy, après avoir nommé plusieurs propriétaires de l'époque de 1668 ajoute : Nous n'avons pas nommé un certain nombre de jeunes gens, engagés chez les habitants, comme Charles Delaunay, Michel Farquet…et Jean Baudet. En nous référant à cette note de l'abbé Scott, nous réalisons que notre Ancêtre demeure encore à Sainte-Foy en 1668,c'est-à-dire quatre ans après son arrivée. Il a fait son stage de trois ans et a décidé de rester au pays. On peut croire qu'il a vécu chez Nicolas Gaudry, peut-être jusqu'à son mariage en 1670.

 


Notre Aïeule, Marie Grandin, Fille du Roi.

       Nous sommes en 1670, il y a six ans que l'Ancêtre Jean Baudet habite la Nouvelle-France. Bien adapté à son nouveau pays, il décide d'y rester et de fonder un foyer. Il est temps de connaître celle qui partagera sa vie et deviendra l'aïeule des familles Beaudet d'Amérique. Elle se nomme Marie Grandin, c'est une jeune Française, orpheline de père, nouvellement arrivée au pays. Marie, fille de Michel Grandin et de Marie Lejeune est née à Saint-Euverte, paroisse de la ville d'Orléans, aujourd'hui chef-lieu du département du Loiret, sur la Loire, à quelque cent-vingt-cinq kilomètres au sud de Paris. Elle fait partie d'un contingent de Filles du Roi, qui arrive à Québec en 1670. N.B. L'église de Saint-Euverte est une ancienne abbaye qui tient son nom de St-Euverte évêque d'Orléans au IV siècle.

Liste des voiliers arrivés en Nouvelle-France en 1670.

       Nouvelle France :
départ de La Rochelle, le propriétaire l'envoya à Québec en 1668 et 1670, avec le capitaine Alain.
       Espérance :
départ de La Rochelle, on l'envoie à l'Île Percée en l670 et 1671, puis à Québec en 1672 et 1673.
       Saint-Pierre :
il quitte La Rochelle le 19 juin 1670et arrive à Québec le 21 septembre 1670.
       Marie :
départ de La Rochelle, on l'envoie à Québec en 1670, départ de Québec pour les Antilles le 4 novembre 1670 malheureusement le voilier coula lors d'un orage, les 14 hommes d'équipage atterrirent sur les rives du Saint-Laurent.
       Saint-Antoine l'Espagnol :
navire du
Roi il partit de France pour Québec et les Antilles en 1669 et en 1670.
       Hélène :
de Flessingue, 100 tonneaux, ce navire quitte La Rochelle le 22 mai 1670 et arrive à Québec le 18 août 1670 avec le capitaine André Chaviteau.

Marie Grandin a passé son contrat de mariage le 7 septembre 1670. Comme la plupart des filles du roi se mariaient quelques semaines seulement après leur arrivée au pays, nous pouvons présumer qu'elle fit la traversée sur le voilier Hélène, qui arriva à Québec le 18 août 1670. Nous n'avons cependant aucun document pour confirmer cette présomption.

Qui sont les Filles du Roi ?

       On a beaucoup parlé des Filles du Roi, et en bien et en mal. Comme notre aïeule fait partie de ce groupe, nous sommes sûrement intéressés à mieux connaître cette page de l'histoire de la Nouvelle France. Sylvia Dumas dans son livre intitulé "Les Filles du Roi et la Nouvelle France " a fait pour nous une étude très élaborée à ce sujet, en voici quelques extraits qui nous en apprendront beaucoup sur les Filles du Roi.

Comment attirer des filles à marier ?

       "Comment attirer au Canada un nombre suffisant de Françaises pour permettre aux célibataires de ce pays neuf d'y fonder un foyer ? Le roi Louis XIV et son ministre Colbert conçurent un plan qui avait les garanties de succès. Ce plan n'était pas compliqué. Le trésor royal s'engageait, pour la première fois, à contribuer aux frais de voyage et à une partie du coût d'établissement en Nouvelle-France d'émigrantes recrutées dans la mère patrie. On confia à des embaucheurs-marchands ou armateurs, la tâche de recruter des filles de France, moyennant une prime de dix livres par recrue, les frais de voyage et de séjour au Canada de ces émigrantes étaient, à la charge du trésor royal. Les filles pauvres, qui ne pouvait se payer le coût d'un modeste trousseau, n'en étaient pas pour autant privées, car le roi y pourvoyait.

       Une fois embauchées, les Filles du Roi étaient dirigées vers un port de mer, soit Dieppe, soit La Rochelle, où elles s'embarquaient sur des navires en destination du Canada. On confiait la direction de chaque contingent de ces émigrantes à une femme de France ou de la colonie, bien recommandée et capable de maintenir ses protégées, sous une discipline rigoureuse, pendant une traversée de deux mois, dans des vaisseaux peu confortables où elles étaient en contact avec divers passagers : matelots, engagés, soldats, etc

Enfin Québec!

       Dès qu'elles débarquaient au port d'arrivée, les filles du Roi étaient réparties entre les trois bourgs de la colonie : 70% à Québec et les environs, 12% à Trois-Rivières et 18% à Montréal. Elles étaient placées, semble-t-il, chez des familles recommandables aux frais du trésor royal "
Extrait des cahier d'histoire no 24 Les filles du roi en Nouvelle-France de Sylvio Dumas.

       En ce qui concerne Marie Grandin, c'est madame Bourdon (Anne Gasnier) qui, en véritable maman, s'occupe d'elle Madame Bourdon, âme dévouée et charitable, a dirigé plusieurs contingents de ces émigrantes et en a hébergé dans sa maison à Québec. On peut supposer que c'est là que l'ancêtre Jean Baudet a courtisé sa future épouse. Il est intéressant de noter que Madame Bourdon a signé, en dix ans, 304 conventions matrimoniales de pupilles du Roi.

       Une lettre de l'intendant Talon au ministre Colbert nous donne d'autres détails concernant les lieux de rencontre de ces jeunes filles "Si le Roi continue d'envoyer des filles au Canada, il n'est pas à propos d'achever le bâtiment qu'on a commencé pour les recevoir. Ce bâtiment n'étant probablement pas assez bien aménagé, ni assez grand pour loger convenablement une centaine de personnes, cependant il pourrait fort bien servir de lieu de rencontre des Filles du Roi et des chercheurs d'épouses."

L'aide du roi.

       Le roi de France veut bien aider les filles du Roi. Dans son mémoire de 1669 à Colbert, l'intendant Talon donne d'autres détails sur les secours accordés à ces demoiselles. On y voit que le recrutement et les frais de voyage de chacune de ces émigrantes coûtaient cent livres au Roi, dont dix pour la levée, trente pour les hardes et soixante pour la traversée, Les hardes écrit Lanctot, comprenaient outre les habits, les articles suivants : 1 coiffe, 1 mouchoir de taffetas, 1 ruban à souliers, 100 aiguilles, 1 peigne, 1 fil blanc, 1 paire de bas, 1 paire de gants, 1 paire de ciseaux, 2 couteaux, 1 millier d'épingle, 1 bonnet, 4 lacets et 2 livres en argent. En plus le trésor royal déboursa six milles livres pour le mariage de ces pauvres demoiselles. En ce qui concerne Marie Grandin, elle apporta des biens estimés à trois cent livres à son mariage et eut un don de 50 livres du roi.

      

      

      

 


Qualités requises aux Filles du Roi et aux Engagés.

Dès son arrivée au Canada, l'intendant Talon ne manque pas de faire enquête sur les qualités physique des engagés et des filles à marier. Il fait au ministre Colbert les recommandations suivantes : " Qu'il soit défendu à ceux qui cherchent des engagés de n'envoyer aucun homme qui soit au-dessous de 16 ans (On comprend pourquoi notre ancêtre Jean, âgé de 14 ans, s'est vieilli de deux ans, comme nous l'avons vu dans un précédent chapitre.) Que pareillement, défenses soient faites d'en faire passer aucun fou, estropié, malade ou fils de famille pris par force, parce que ces personnes sont à charge au pays. La même règle pourrait être observée à l'égard des femmes et filles pour les usages convenables à la génération, et surtout choisies bien saines. "

Notre historien bien connu, Jacques Lacoursière dans son Histoire populaire du Québec a consacré plusieurs pages aux Filles du Roi, il serait utile d'en prendre connaissance pour mieux cerner encore l'histoire de Marie Grandin.

Un pays de célibataires.

" Les recrues de Montréal de 1653 et de l659 se composent surtout de célibataires. Les soldats du régiment de Carignan-Salières sont eux aussi pour la plupart célibataires et d'âge à se marier. Il ont de 17 à 28 ans, aucun ne dépasse 40 ans . Pour des raisons de stabilité sociale et pour éviter que ces hommes ne se rendent trop souvent dans les bois dans l'espérance d'y rencontrer de jeunes Amérindiennes, les autorités sont amenées à prendre diverses mesures. La situation devient tragique. En 1666, lors du recensement, on dénombre 719 célibataires masculins âgés de 16 à 40 ans et seulement 45 filles du même âge. "

On comprend facilement la nécessité d'amener au pays encore plus de filles à marier. Dans les années 1669, 1670 et 1671 près de 400 filles du Roi arrivent au pays. L'on sait que notre Aïeule Marie Grandin est de ce nombre.

En octobre 1669 Marie de L'Incarnation écrit : " C'est une chose prodigieuse de voir l'augmentation des peuplades qui se font en ce pays. Les vaisseaux ne sont pas plus tôt arrivés que les jeunes hommes y vont chercher des femmes et, dans le grand nombre des uns et des autres, on les marie par trentaines. Les plus avisés commencent à faire une habitation un an avant de se marier, car ceux qui ont une habitation trouvent un meilleur parti ; c'est la première chose dont les filles s'informent, et elles font sagement, parce que ceux qui ne sont point établis souffrent beaucoup avant que d'être à leur aise ".

Les premières années en Nouvelle-France sont difficiles.

Même mariées, le sort de ces filles comporte des problèmes. "Quand une famille commence une habitation écrit la supérieure des ursulines, le 29 octobre 1665, il lui faut deux ou trois années avant que d'avoir de quoi se nourrir, sans parler du vêtement, des meubles et d'une infinité de petites choses nécessaires à l'entretien d'une maison ; mais ces premières difficultés passées, ils commencent à être à leur aise, et s'ils ont de la conduite, ils deviennent riches avec le temps autant qu'on le peut être dans un pays, nouveau comme celui-ci. "

L'année suivante Talon écrit au ministre Colbert : " Les 84 filles que le roi a fait passer sont toutes mariées à l'exception de six auxquelles je suis obligé de donner quelque secours de temps en temps, de même qu'aux mariées dans le besoin qu'elles souffrent les premières années de leur mariage. "

Notre Aïeule comme toutes filles du roi, a passé par toutes ces difficultés. Après une longue et dure traversée, elle se marie quelques semaines seulement après son arrivée au pays. Avec son époux Jean Baudet, elle devra travailler fort pour survivre dans un pays neuf où tout est à bâtir.

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Mariage de Jean Baudet et de Marie Grandin

Le contrat de mariage de notre Ancêtre passé devant le notaire Becquet, ainsi que l'Acte de mariage fait à l'église Notre -Dame de Québec nous apportent des détails intéressants sur le couple Baudet-Grandin. Ces deux documents ont pour nous une valeur à la fois historique et sentimentale. Grâce à Michel Langlois, chef de la division des services aux archives nationales et aussi généalogiste de renom, nous pouvons lire en français d'aujourd'hui, le contrat de mariage de notre Ancêtre. Dans l'intérêt de tous leurs descendants, je vous livre au complet ce précieux document.

Contrat de Mariage de Jean Baudet et de Marie Grandin. (Romain Becquet notaire, le 7 septembre l670 )

" Devant le notaire Romain Becquet se sont présentés Jean Baudet demeurant à Champigny, fils de Bastien Baudet et de Marie Baudonnier du bourg de Blanzay évêché de Poitiers et Marie Grandin fille de feu Michel Grandin et de Marie Lejeune de la ville et évêché d'Orléans. Sans contraint et avec le consentement de leurs parents et amis rassemblés dans ce but, c'est-à-dire Madame Anne Gasnier veuve de Jean Bourdon Ecuyer, ancien seigneur de Saint Jean et de Saint François et procureur général au Conseil Souverain de ce pays, de Mesdames Elisabeth Etienne, Hélène Desportes, Agnès Morin et Madeleine Normand et de messieurs Jean-Baptiste Poitiers et Du Buisson, ils ont promis de se marier bientôt.

En accord avec leurs parents et amis, s'il n'y a pas d'empêchement, ils se marieront aussitôt que possible à l'église catholique. Suivant la coutume de Paris ils seront mariés en communauté de biens, tout en n'étant pas tenus aux dettes encourues par l'un ou l'autre avant le mariage. Si toutefois ils avaient des dette, elles seront payées par celui des deux qui les aura contractées.

Le futur époux fait don à sa future conjointe de la somme de trois cents livres tournois à prendre en priorité sur leurs biens advenant son décès. Dans ce but il hypothèque ses biens. De plus, il la prend comme épouse avec tous ses droits et tous les biens qu'elle possède présentement et ceux qu'elle pourra obtenir dans l'avenir tant par succession qu'autrement. Il reconnaît également que sa future épouse possédant trois cent livres tournois qu'elle a ajoutées à leurs avoirs. De cette somme, cent-cinquante livres leur resteront en commun et cent cinquante livres seront toujours la propriété de la future épouse et de ses héritiers tout comme les cinquante livres que le Roi lui a données pour l'inciter à se marier.

S'il y avait dissolution du futur mariage sans qu'ils aient eu d'enfants, ils se font don réciproque de tous leurs biens au dernier des deux qui vivra. Afin que personne ne puisse contester ce contrat, ils demandent qu'il soit enrégistré par le notaire d'ici quatre mois et ils lui donnent leur plein accord dans ce but.

Ils se sont entendus ainsi, selon les clauses de ce contrat et promettent de les suivre à la lettre. Le tout a été rédigé à Québec, dans la maison de Madame Bourdon, le 7 septembre l670, en présence de Jean-Baptiste Gosset et Gilles Desportes de Québec, qui agissent comme témoins et ont signé au bas de cet acte avec le notaire et les amis. Les futurs conjoints ont déclaré ne pas savoir écrire ni signer, comme leur enjoint l'ordonnance à cet effet. Témoins :Anne Gasnier, Elisabeth Etienne, Jean-Baptiste Poitiers, Sieur Du Buisson, Jean-Baptiste Gosset, Hélène Desportes, Agès Morin, Madeleine Normand, Gilles Dutarte et Becquet, notaire royal.

Mariage à l'église Notre-Dame de Québec.

Seize jours après leur contrat devant le notaire, notre Ancêtre se marie à l'église Notre-Dame de Québec. Voici un extrait des actes de mariage de cette paroisse. " Le vingt-troisième jour du mois de septembre de l'année mil six cent soixante et dix, après les fiançailles et la publication faite des trois bans de mariage, le huitième, le quatorzième et le vingt et unième jour du mois de septembre, entre Jean Baudet, habitant de Champigny fils de Bastien Baudet de Marie Beaudonnier ses père et mère de la paroisse de Blanzay, Évêché de Poitiers d'une part et, Marie Grandin , fille de défunt Michel Grandin et de Marie Lejeune, ses père et mère de la paroisse de St-Euverte, de la ville et Évêché d'Orléans d'autre part et ne s'étant découvert aucun empêchement, je soussigné, prêtre et curé de l'église paroissiale de Notre-Dame de Québec, les ai, en ladite église, solennellement mariés, et leur ai donné la bénédiction nuptiale, selon la forme prescrite par la Sainte-Eglise en la présence de témoins connus : Jacques Gaudry, Nicolas Valin, Michel Maillou et Jean Bériace. H. De Bernière.

Note :Le témoin Jacques Gaudry sert de père, il est le frère de Nicolas Gaudry, chez qui l'Ancêtre a travaillé en arrivant au pays. Cette présence atteste une fois de plus, la bonne entente qui existe entre la famille Gaudry et Jean Baudet

Les premières années de mariage se passent à Sillery. Le 4 septembre 1672, Jean Baudet loue, pour six ans, de Noël Ringuet une terre avec Maison, grange et étable. L’année suivante il loue de Mathurin Moreau deux bœufs, une charrette et accessoires.

En 1677, la famille de Jean et de Marie quitte Sillery pour Lotbinière. L’Ancêtre loue la terre réservée pour le manoir seigneurial de Lotbinière. En effet le seigneur Louis-Chartier de Lotbinière est retenu à Québec, à cause de son travail, il confie à Jean Baudet le soin du domaine seigneurial. Deux ans plus tard Jean renouvelle ce contrat de location. Entre temps l’Ancêtre a construit le manoir seigneurial et il y habite, le seigneur s’est cependant réservé une chambre, qui lui servira lorsqu’il visitera sa seigneurie.

En 1680, Jean Baudet obtient du seigneur sa première concession au Platon de Lotbinière, il continue cependant de travailler pour le seigneur tout en se préparant un foyer sur sa propre concession. L’année suivante il s’établit sur sa concession avec sa famille.

En plus de défricher, de cultiver la terre et de voir aux bâtiments et aux animaux Jean Baudet fait un important commerce d’anguilles. Pendant une vingtaine d’année il pêchera l’anguille et en livrera jusqu’à Montréal de 20 à 40 barriques par saison . (Voir la rubrique sur l'Anguille)

En 1708 Jean Baudet obtient du seigneur de Lotbinière une deuxième concession qu’il partagera par la suite entre Jean-Baptiste, Michel et Jacques .

L’Ancêtre décéda entre le 25 mars et le 8 juillet 1714. Son épouse céda la concession du Platon à son fils aîné Charles à la condition qu’il prenne soin d’elle jusqu’à sa mort. Marie Grandin quitte ce monde peu de temps après. Elle décéda le 14 juillet 1715 à l’Hôtel-Dieu de Québec.

 


Leurs enfants :

Enfants de Jean Baudet et de Marie Grandin


Marie (Louise) - baptisée le 14 septembre 1671, à Sillery, le 06 octobre 1686 elle épouse Jacques Houde fils de Louis Houde et de Madeleine Boucher. Le couple a donné naissance à onze enfants, baptisés à Saint-Antoine de Tilly, lieu de leur naissance Marie décéda la 02 juin 1755 et Jacques le 24 mars 1748 à Saint-Antoine-de-Tilly comme son épouse.

Simone (Anne) - baptisée le 27 décembre 1673 à Sillery. Elle épouse en première noce le 04 juillet 1689 à Cap Santé, Michel Pineau fils de Pierre Pineau et d’Anne Boyer, et en seconde noce François Le Roy, cordonnier de Verchères. Simone eut neuf enfants de son premier mariage et un seul enfant de son deuxième mariage

Jean-Charles / Du Cap - baptisé le 14 août 1676 à Lorette. Il épouse de 26 novembre 1726 à Lotbinière, Madeleine Lemay fille d’Ignace et Anne Girard .Le couple eut cinq enfants. Jean-Charles hérita de la 1ère concession de son père, il fut inhumé à Lotbinière le 23 juillet l749, son épouse décéda plusieurs années plus tard, sa sépulture eut lieu le 14 mars l767 à Lotbinière.

Louise - baptisée le 21 avril 1679 à Neuville. Elle épousa à Lotbinière en 1697 Jacques Marcotte fils de Jacques et d’Élisabeth Salé. Ils eurent onze enfants et vécurent à Cap Santé. Louise décéda le 07 février l760 à la paroisse Sainte Famille de Cap Santé. Jacques était décédé plusieurs années auparavant, au mois de mars 1737 à Cap Santé également.

Jeanne-Françoise - née le 01 octobre 1681 à Lotbinière. Elle épousa vers 1699 Jean-Baptiste Bisson (Buisson) fils de Antoine Bisson et de Ursule Tru. Le couple donna naissance à six enfants. La famille vécut à Saint-Nicolas, Jeanne-Françoise et son époux furent sans doute emportés par la terrible épidémie de fièvre pourprée (scarlatine ) qui dévasta le pays en 1711 et 1712. Jeanne-Françoise décéda en janvier 1712 et son mari quelques mois plus tard à l’Hôtel-Dieu de Québec.

Jean-Baptiste - né le 02 septembre 1683, il épousa vers 1717 à Lotbinière, Françoise Chatel fille de Michel et de Marguerite Lambert. Le couple eut neuf enfants. Jean-Baptiste s’établit sur la deuxième concession de l’Ancêtre. Jean-Baptiste décéda en 1764, sépulture le 24 novembre à Lotbinière. Françoise Chatel fut inhumée à Lotbinière le 09 décembre 1731.

Michel - né en 1686 à Lotbinière , il épouse Thérèse Pérusse fille de Jean, et de Jeanne Barabé, le 17 juin l719 à Sainte-Croix de Lotbinière. Le couple eut dix enfants . Michel vécut à Lotbinière sur la deuxième concession de l’Ancêtre, il décéda en 1764 à Lotbinière, le 27 mai. Son épouse Thérèse Pérusse fut inhumée à Lotbinière le 03 janvier 1755.

Marie-Josèphe- baptisée le 24 avril 1687 à Sillery. Elle épouse Jacques Denevers fils de Guillaume et de Louise Vitard, à Lotbinière le 18 octobre 1704. Le couple eut trois enfants, dont deux d’entre décédèrent dans la vingtaine. Ils vécurent à Sainte-Croix de Lotbinière. Marie-Josèphe décéda le 28 mai 1748 à Sainte-Croix de Lotbinière, son époux Jacques Denevers fut inhumé dans la même paroisse le 27 février 1741.

Jacques -baptisé le 20 novembre 1690 à Lotbinière. Il épouse à Sainte-Croix de Lotbinière le 26 novembre 1720 Angélique Lemay fille de Pierre et de Anne Germain. Le couple eut sept enfants. Comme ses frères Jean-Baptiste et Michel, Jacques s’établit sur la deuxième concession de l’Ancêtre. Jacques fut inhumé à Lotbinière 04 janvier 1750 et son épouse Angélique Lemay le 13 mai 1742 également à Lotbinière.

Marie-Madeleine - née en 1692. Parce que nous n’avons ni la date de son baptême, ni celle de son mariage ou de son décès, plusieurs généalogistes ont oublié Marie-Madeleine. Ils n’attribuent que neuf enfants au couple Beaudet-Grandin. Au moins quatre contrats de l’ancêtre nomment expressément Marie-Madeleine comme la fille de Jean Baudet et de Marie Grandin.

 

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